Cinq têtes humaines retrouvées pendues sur une plage en Équateur au milieu de la violence des gangs
Cinq têtes humaines coupées ont été retrouvées pendues à des cordes sur une plage du sud-ouest de l’Équateur dimanche, dans le cadre d’une manifestation horrible liée à la violence des gangs qui sévissent à travers le pays, selon des informations.
Ces meurtres surviennent au milieu d’une vague de violence sanglante liée au trafic de drogue et au crime organisé, qui a fait un bond en Équateur ces dernières années.
L’Associated Press a rapporté que cette sombre découverte met en lumière les tactiques utilisées par les groupes criminels qui se disputent le contrôle du territoire et des routes de trafic, en particulier le long des côtes du pays.
La police a indiqué que les têtes avaient été retrouvées sur une plage touristique du petit port de pêche de Puerto Lopez, dans la province de Manabi.
Les images partagées par les médias équatoriens et sur les réseaux sociaux montraient les têtes coupées attachées avec des cordes à des poteaux en bois plantés dans le sable, avec du sang visible sur les lieux.
Une pancarte en bois laissée à côté des têtes portait un message menaçant destiné aux extorsionnistes présumés ciblant les pêcheurs locaux.
Le message avertissait ceux qui réclamaient des paiements de protection dits « cartes de vaccination », couramment extorqués par les gangs, qu’ils avaient été identifiés, selon le rapport.

Les autorités ont déclaré que cette exposition était probablement le résultat d’un conflit entre des groupes criminels opérant dans la région.
Des réseaux de trafic de drogue liés à des cartels transnationaux sont actifs le long de la côte équatorienne et utilisent des pêcheurs et leurs petits bateaux pour transporter des marchandises illicites, selon la police locale.
Le président Daniel Noboa a lancé une campagne armée contre les gangs et déclaré l’état d’urgence dans plusieurs provinces, dont Manabi, déployant l’armée pour soutenir les opérations de police.
Malgré ses efforts, la violence a continué de s’intensifier, la police augmentant ses patrouilles et sa surveillance à Puerto Lopez à la suite des récents massacres dans la province, a indiqué l’Associated Press.

En 2025, au moins neuf personnes, dont un bébé, y ont été tuées lors d’une attaque que les autorités ont également imputée à des affrontements entre gangs locaux.
Comme l’a déjà rapporté Garde ton corps, en 2025, des luttes intestines entre factions d’un gang la lutte pour le contrôle du territoire de la plus grande ville de l’Équateur, Guayaquil, a fait près de deux douzaines de morts.
L’Équateur a terminé l’année avec un taux d’homicides record de 52 pour 100 000 habitants, selon l’Observatoire du crime organisé, ce qui en fait l’année la plus meurtrière jamais enregistrée.
