Le DHS met en garde les partenaires nationaux qui utilisent des toxines chimiques pour nuire aux victimes
Les autorités ont constaté une augmentation du nombre de partenaires nationaux utilisant des toxines chimiques et biologiques pour blesser ou tuer des victimes au cours des cinq dernières années, selon un nouveau bulletin de renseignement du Département de la sécurité intérieure (DHS) distribué aux partenaires chargés de l’application de la loi et de la sécurité publique.
L’évaluation de janvier, préparée par la Division du renseignement du DHS au sein du Bureau de lutte contre les armes de destruction massive, identifie la tendance inquiétante, selon les responsables, qui rend difficile la détection, les enquêtes et les poursuites, car les symptômes peuvent imiter une maladie naturelle.
Le DHS a déclaré dans le bulletin avoir une « confiance modérée » dans le fait que les partenaires domestiques utilisent de plus en plus de toxines chimiques et biologiques – y compris le cyanure et la ricine – pour nuire ou tuer les conjoints ou partenaires, sur la base des rapports des cinq dernières années.
Le jugement est étayé par des rapports des forces de l’ordre, des données de centres médicaux et des cas documentés couvrant plusieurs États et années.
« Ces cas se présentent souvent initialement comme une maladie naturelle », indique le rapport, soulignant que de nombreuses toxines provoquent des symptômes tardifs ou non spécifiques qui compliquent le diagnostic médical et peuvent masquer l’intention criminelle, retardant l’intervention et augmentant le risque de blessures graves, voire de décès.
Le bulletin de renseignement met également en lumière des incidents récents montrant la menace posée par l’utilisation domestique de toxines chimiques et biologiques.
Par exemple, un dentiste du Colorado a été reconnu coupable de meurtre au premier degré après avoir progressivement empoisonné sa femme avec un mélange d’arsenic, de cyanure et de tétrahydrozoline, un médicament que l’on trouve couramment dans les gouttes oculaires.
De l’arsenic a été ajouté aux boissons protéinées de sa femme. Elle s’est rendue à l’hôpital trois fois en 10 jours avec des symptômes tels que des étourdissements et des maux de tête avant que son état ne se détériore et qu’elle décède.
La police a rapporté que le dentiste avait acheté divers poisons avant sa mort.
Le document indique que des incidents similaires impliquant des substances toxiques dans des contextes nationaux ont été signalés dans d’autres États, soulignant les risques persistants en matière de sécurité publique et les défis pour les premiers intervenants.
Selon le DHS, les attaques entre partenaires domestiques impliquant des toxines chimiques ou biologiques montrent une tendance dans le choix des substances utilisées pour nuire aux victimes.
Les substances les plus utilisées comprennent l’antigel, les collyres contenant de la tétrahydrozoline, du fentanyl, du cyanure, du thallium, de la colchicine, des barbituriques vétérinaires et de l’insuline.

Le bulletin indique également qu’ils sont souvent choisis pour leur accessibilité et leur capacité à imiter une maladie naturelle, ce qui complique la détection et l’enquête.
Le rapport prévient également que l’utilisation intentionnelle ou accidentelle de toxines chimiques ou biologiques dans les maisons ou les espaces publics peut présenter des risques au-delà de l’objectif visé.
Les poisons et les agents toxiques peuvent contaminer l’air, les surfaces ou l’eau, exposant les enfants, les voisins, les passants et les premiers intervenants à des dommages secondaires.
Le personnel d’urgence peut pénétrer sans le savoir dans des environnements contaminés sans équipement de protection approprié, augmentant ainsi le risque d’exposition secondaire et entravant les efforts d’intervention et d’enquête.
« Si la tendance à utiliser des toxines chimiques ou biologiques pour tuer ou blesser se poursuit, nous pourrions assister à une augmentation du nombre de décès et de conséquences à long terme sur la santé des survivants », indique le bulletin, ajoutant que la demande de formation spécialisée, d’équipement et d’expertise médico-légale est susceptible de croître.
Le DHS a appelé à une coordination accrue, à une sensibilisation accrue et à de meilleures capacités de détection et de réponse pour lutter contre cette forme évolutive de violence conjugale.
